Cosmogonie

Cosmogonie, Mon univers

L’avènement de l’âge d’or

Encore une centaine d’années s’écoula dans l’attente. Le temps, qui avait jusque-là coulé comme un fleuve tranquille, sembla s’alourdir d’une promesse invisible. Dans le regnum d’Erebdeilum, la Wanax de Yunara marchait souvent seule, méditant sous les ciels changeants, après avoir passé des jours à apaiser ceux qui refusaient d’attendre davantage la venue du septième. Avec […]

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L’Attente du Septième Wanax

Le temps s’était étiré durant l’attente du septième Wanax, une centaine d’années mêlant création et âge d’or, où les peuples prospéraient sans heurt et où les cités s’élevaient comme des offrandes à l’horizon. Les moissons étaient pleines, les rivières dociles, les enfants nombreux. Pourtant, au cœur du Royaume du Crépuscule, en Ereb, là où les

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l’absence du septième

La fondation inachevée Avec les centaines de personnes venues, les six premiers furent appelés. Chacun était loin des autres, sur un territoire que rien ne liait encore, et pourtant, chacun reçut l’appel. Les six épées des rêves, forgées au tout début de l’univers, les avaient reconnu. Elles étaient apparues dans des lieux différents, érigées dans

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La venue des enfants du Soleil et l’aube de l’âge d’or

Pendant des milliers d’années, les esprits vécurent sur la Terre. Elles marchaient dans les forêts anciennes, dormaient au creux des volcans éteints, flottaient dans les vents doux des montagnes formées. Elles habitaient le monde sans l’interroger, mais au fond d’elles, une absence croissait. Tout vivait, pourtant. Les bêtes parcouraient les plaines, les arbres grandissaient, les

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Et la Vie s’éveilla.

Elle remonta des eaux sombres comme une mémoire oubliée. Sur le sol encore tiède, les premiers vivants avancèrent, lourds, incertains, lents, mais debout. D’autres glissaient dans l’océan, traçant des courbes souples, frôlant les récifs encore jeunes. Les esprits, grandes et moindres, marchaient sur la Terre. Certaines suivaient les sentiers d’herbe fraîche, d’autres veillaient au bord

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Elles virent la Terre devenir bleue

Les âges s’écoulaient, et les esprits restés sur la Terre — les libres, celles que nul astre ne retenait — observaient la transformation du monde depuis les montagnes qu’elles avaient élevées, les mers qu’elles avaient versées, ou les plaines qu’elles avaient lissées de leurs mains anciennes. Elles ne la survolaient pas, elles l’habitaient. Certaines dormaient

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La Terre de la Grande Déesse

Ils étaient seuls dans l’immensité sidérale, les esprits majeurs comme les esprits moindres, dispersés dans un vide si vaste qu’aucun d’entre eux ne songeait à la conquête ou au pouvoir. Dans ce royaume silencieux, où nul trône ne pouvait s’élever, tous se savaient égaux devant la nuit infinie. Pourtant, malgré cette égalité parfaite, chacun portait

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Les Veilleurs dispersés du Cosmos

Les esprits moindres, dispersés dans l’univers encore en gestation, n’avaient qu’un seul désir malgré l’immensité qui les séparait : revenir un jour vers la planète promise, celle où naîtrait la Grande Déesse. Mais avant que ce serment ne puisse s’accomplir, avant même que la Terre ne s’aplanisse, ne se refroidisse ou n’offre le moindre abri,

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