
Alors que le silence planait pendant une éternité, le Wanax se tourna vers elle. Sa voix était douce, presque étonnée, comme celle d’un enfant qui découvre une vérité qu’il n’avait pas imaginée. Autour d’eux, la grande salle semblait suspendue dans une attente silencieuse, comme si les pierres elles-mêmes observaient la scène.
— Je croyais que tu étais un petit esprit.
Elle sourit. Non pour le corriger, mais pour lui offrir une vérité plus vaste. Ce sourire n’était ni moqueur ni supérieur. Il était simplement celui d’un être ancien qui comprend l’innocence d’une question.
— Les petits esprits grandissent, dit-elle, non par orgueil, mais par les espoirs, les rêves, et la volonté de la matière elle-même.
Ses yeux se perdirent un instant vers le ciel, comme si elle écoutait une voix invisible. La lumière des torches dessinait sur son visage des reflets mouvants qui semblaient presque vivants.
— C’est l’univers qui nous façonne. Ce n’est pas nous qui décidons de notre grandeur, mais la matière qui, en souffrant, en désirant, en appelant la lumière, forge les Grands.
Elle se tut un instant, puis reprit d’une voix plus grave, comme une confession arrachée à l’éternité. Ses mots semblaient venir d’un temps plus ancien que les royaumes.
— Nous ne savons pas ce que nous sommes vraiment. Même nous, les esprits, nous ignorons notre essence. Car notre force n’est pas née de nous. Elle est née du Izi-Yong, ce feu ancien qui brûle sans brûler, qui dévore sans consumer, et qui nous a offert non pas la puissance, mais le désir de protéger le Neankitengri.
Le Wanax la regardait, fasciné. Il avait entendu mille chants, mille prophéties, mais jamais de mots pareils. Elle, qui avait vu naître les étoiles et combattu le Néant, parlait avec une humilité désarmante.
Alors elle poursuivit, et sa voix vibra comme une mémoire ancestrale. Chaque parole semblait réveiller quelque chose de très ancien dans la salle.
— C’est ce feu qui a murmuré en moi : « Lève-toi, et bats-toi pour la Vie. » Et j’ai obéi, non parce que j’étais forte, mais parce que j’étais appelée.
Elle baissa un instant les yeux, ses mains tremblant doucement. On aurait dit que les souvenirs de ces temps lointains passaient encore dans son corps.
— Je ne sais pas si je suis puissante. Je ne l’ai jamais su. Mais je sais ceci : je faisais partie des Douze. J’ai combattu à leurs côtés, j’ai goûté leur fraternité, j’ai porté leurs serments. Et pourtant, j’ai quitté ce rang. Non par contrainte. Non par honte. Mais par amour.
Elle releva la tête, et ses yeux, humides, brillaient comme deux étoiles prêtes à éclater de lumière.
— J’ai abandonné la fraternité des puissances pour entrer dans le royaume des Hommes. Non parce qu’ils m’y ont appelée, mais parce que je les aime.
Un souffle parcourut la salle, invisible mais présent. Même les pierres semblèrent s’incliner pour accueillir ses paroles.
— Et aimer les dumu savel, reprit-elle, c’est lier son destin à eux. Même s’ils tombent. Surtout s’ils tombent. Car leur chute est le prix de leur liberté, et c’est dans leur faiblesse que se cache la beauté de leur force.
Le roi, jusque-là silencieux, posa sa main sur la sienne. Ses lèvres ne dirent rien, mais ses yeux parlaient pour lui. Dans ce regard, elle lut non seulement l’acceptation, mais la reconnaissance.
Il comprenait enfin que sa venue n’était pas un hasard, mais l’acte d’amour le plus ancien du monde.
Et dans le silence qui suivit, ses paroles résonnaient encore. Elles n’étaient pas seulement adressées à lui, mais à toute la création. Aux hommes à naître, aux esprits présents, aux étoiles au loin.
Comme un serment scellé dans l’étoffe même de l’univers.
Après un moment le Wanax sorti penser mais son esprit était blanc et il ne savait pas ou aller il marcha pendant un moemnt il arriva vers une deilun qui ne montra pas de puissance mais il sut que si elle fut la deilun qui vit le passé le futur celle qui s’occupe du foyer et des portes des seuil.
Le palais autour de lui était calme. Les couloirs semblaient plus vastes qu’à l’ordinaire, et ses pas résonnaient doucement contre les murs de pierre.
Janeshia elle était sur un foyer en train d’entretenir le foyer sacré et il vint s’asseoir à côté d’elle. Les flammes dansaient lentement dans l’âtre, répandant une chaleur tranquille.
— Que faites vous noble deilung demanda il .
Je m’occupe du foyer des personnes sous ma responsabilité noble wanax dit elle on la vit s’occuper du feu qui permet de cuisiner, de se chauffer et de réunir la famille. Elle rassemble les membres de la famille de la cité la paix et la stabilité de la famille et la cité.
Les flammes crépitèrent doucement, et leur lumière se reflétait dans les yeux de la deilun.
Après cela Tengaros arriver Cryolea qui le prit dans ses bras derrière le dos et elle lui dit.
— Je suis fière de toi, tengaros avait un pincement au cœur.
Il la regarda pendant un instant et elle lui sourit avec une pauvre sourire et elle ne voulut pas qu’il réponde. Elle lui ajouta à l’oreille.
— Vous êtes mon Enpotis pour toujours.
Ce qui lui fit encore plus mal.
— Wanax il faut que vous retrouvez votre Swapnamsar, dit elle en inclinant la tête ce qu’il accepta.
Le Wanax resta silencieux un moment. Les flammes continuaient de brûler devant lui avec la même tranquillité qu’auparavant.
Puis il comprit que, malgré les doutes et les douleurs, le chemin devant lui existait déjà. Et lentement, il se leva pour aller le suivre.